Exposition Chocolat et Santé

Du 1er mars au 15 septembre 2011
Cette exposition consiste en une animation à travers tout
le musée. Publicités, études, témoignages, enveloppes de
tablettes et objets anciens (boites de chocolat médicinal, pots à pharmacie), provenant notamment des collections de Katherine
Khodorowsky (Présidente et fondatrice de l’association « La
Marmite à Malices « à la fois club de gastronomie et compagnie
Théâtrale mettant à l’affiche des spectacles gastronomiques),
du Dr Hervé Robert (médecin nutristionniste, enseignant à la
Facuté de Médecine de Paris) et de l’éminent collectionneur
M. Ronzeau à Paris, apporteront les informations clés.
Les vertus médicinales du cacao ont été éprouvées dès 200
avant J-C par les Mayas qui l’utilisaient pour soigner le foie et
protéger la peau du soleil. Bien plus tard, en 1687, Nicolas de
Blégny médecin de Louis XIV, affirmait : « il est acquis que le
chocolat a le pouvoir d’échauffer les estomacs froids et de
rafraîchir ceux qui sont trop chauds ».
Recommandé également pour redonner des forces aux
personnes fragiles ou convalescentes, il est aujourd’hui
plébiscité pour de nombreuses vertus scientifiquement mises
en lumière.
Le Docteur Hervé Robert, médecin nutritionniste, enseignant à la Faculté de Médecine de Paris XIII et co-auteur de Tout sur
le Chocolat aux éditions Odile Jacob, insiste sur les qualités
nutritionnelles incomparables du chocolat et a fortiori du
cacao. Il énonce 3 atouts majeurs avérés :
• Le chocolat, un puissant ANTIOXYDANT.
Riche en polyphénols, le cacao en contient même plus que
le thé vert. Ainsi, 100 g de chocolat noir à 70% de cacao en
apportent environ 800 mg et ont un pouvoir antioxydant
très élevé à 49 994, d’après le classement ORAC 2010
(Oxygen Radical Absorbance Capacity), de l’USDA (United
State Department of Agriculture).
• Le chocolat, CARDIOPROTECTEUR.
Le beurre de cacao est « bon pour le cholestérol », car il
augmente le taux de bon cholestérol (HDL). Les flanovols
présents dans le cacao inhibent l’oxydation du LDL
cholestérol. Ils préviennent ainsi l’athérome des parois
artérielles, favorisent la vasodilatation et réduisent la tension
artérielle. Après 15 ans de surveillance, on a constaté que
ceux qui consomment au moins 6 à 8 g de chocolat par jour,
ont un risque de mortalité cardiovasculaire qui a baissé de
50 % !
• Le chocolat, recommandé aux DIABETIQUES.
Les diabétiques limitent par nature leur consommation
d’aliments riches en sucres. Mais comme la plupart des
chocolats ont un index glycémique moyen ou bas (22 pour
un chocolat noir à 70% de cacao), ils ne déséquilibrent pas
la glycémie. Le chocolat peut donc être consommé par un
diabétique, a fortiori depuis que certaines études stipulent
qu’il contribue à diminuer l’insulinorésistance et apporte
une protection cardio-vasculaire.
Bien sûr, on associe toujours chocolat et antistress. Sur ce point, le Dr Hervé Robert, comme ses confrères scientifiques, est plus réservé. « Le chocolat apporte un réconfort grâce à un ensemble de substances. Caféine, théobromine et théophyliline ont un effet tonifiant. Le magnésium atténue le stress, la phényléthylamine est antidépressive et l’anandamide euphorisante. Mais les quantités consommées de chocolat sont telles (en moyenne 11,8 g/jour pour les adultes en France), que ces substances ne peuvent agir véritablement dans ce sens. En revanche, c’est la flaveur du chocolat qui fait cet effet. Comme la consommation du chocolat procure du plaisir, elle induit une sécrétion d’endorphines, molécules euphorisantes. Une petite quantité de chocolat peut donc immédiatement apaiser et être source de bien-être ! » explique le Dr Robert.